Le Web 1.0 « a few to many »
Il s’agit de pages de format HTML statiques, leur rédaction nécessite de bonnes connaissances dans ce « code ». Le contenu est indissociable du contenant, ils sont intégrés, mélangés. La présence d’un Webmaster est obligatoire, indispensable, pour activer les modifications en ligne.
Le Web 1.5 « many to everybody »
Il s’agit de pages dynamiques. La production de documents ainsi que la gestion d’un site est facilitée depuis le web 1.0. Le Webmaster n’est plus aussi central puisque les acteurs deviennent différenciés. On observe en effet une segmentation des tâches avec des rôles précis comme ; administrateur, rédacteur, modérateur, lecteur.
Le Web 2.0 « everybody to everybody »
Les caractéristiques du Web 2.0 sont de proposer des services à distance participatifs et collaboratifs centrés sur l'utilisateur lui permettant d’interagir, de participer, de collaborer ouvrant la voie à des réseaux sociaux, des savoirs participatifs. Les contenus sont alors produits par les usagers. On passe de sites Web à des services Web ou d’un Web documentaire à un Web participatif, applicatif.
« Sur le Web, j’ai vu le déclin des spécialistes dans leur tour d’ivoire et l’émergence de la réflexion multi-domaines » extrait de la traduction de « It’s a whole new Internet »
Les critiques qui sont faites à l’égard de cette révolution sont nombreuses. On critique un espace où l’utilisateur producteur devient esclave d’un service. Comme dans le cas de Youtube qui prend de la valeur uniquement grâce à ce que les utilisateurs y produisent. A l’origine il ne s’agit que d’une plateforme vide de contenu.
Mon avis
Pour ma part, la critique porte sur une autre caractéristique du Web 2.0 depuis son apparition. Je pense et trouve qu’il est, depuis cette révolution, beaucoup plus difficile de trouver des informations pertinentes à propos d’une recherche quelconque. En effet, on assiste à la publication d’une quantité impressionnante de pages, sites, blogs, dont le contenu, malgré souvent un contenant qui laisserait prédire le contraire, est tout simplement nul. L’apparence sert à certains de « cache », derrière lequel, laissant constater une scientificité apparente, le destinataire ne peut que prendre conscience d’un contenu vide de pertinence, de sens.
C’est pourquoi, selon moi, l’utilisation de filtres est nécessaire. Chacun a des compétences dans certains domaines et doit avouer ne pas être, à nouveau, « compétent » là où il ne l’est pas. Ce que Bourdieu avait dénommé « l’habitus ». Celui-ci est régit par la somme des connaissances / compétences acquises et héritées (qu’il s’agisse de diplômes, d’expériences de vie, de bagage intellectuel, de capacités acquises…) en matière de production verbale en fonction du sujet dont il s’agit. Donc, par le biais de l’utilisation de filtres, il est possible de pallier à ce besoin qu’a l’homme de s’exprimer sur tout et n’importe quoi.
Nous le verrons par la suite, le service Agoravox a mis en place des filtres qui me paraissent indispensables pour ne pas voir s’effacer la compétence de certain dans des domaines précis derrière l’incompétence d’autres omniprésente. Cette critique n’engage que moi et je vous invite à réagir à cet avis par le biais des commentaires.